Universal acquiert la musique enregistrée dEMI réforme des retraites 2010 texte
Universal Music, filiale de Vivendi, a annoncé vendredi la signature d un accord définitif avec Citigroup en vue de racheter la branche musique enregistrée de sa concurrente britannique EMI pour un montant total de 1,2 milliard de sterling 1,4 milliard d euros. L opération, si elle va à son terme, permettra à la première maison de disques mondiale d ajouter à son escarcelle des stars de la musique telles que Coldplay et Katy Perry, mais elle risque de faire l objet d un examen long et minutieux par les autorités de la concurrence. \ »Il s agit d une acquisition historique pour UMG Universal Music Group et d une étape importante dans la préservation du patrimoine d EMI Music\ », déclare Lucian Grainge, le PDG d Universal, dans un communiqué. Vivendi a précisé qu il comptait financer l opération en utilisant ses lignes de crédit existantes et en cédant 500 millions d euros d actifs non stratégiques au sein de la première maison de disques mondiale. \ »Nous prévoyons d acquérir les activités de musique enregistrée d EMI dans de très bonnes conditions et en respectant nos principes de stricte discipline financière\ », souligne le président du directoire de Vivendi, JeanBernard Lévy, dans le communiqué. Selon une source impliquée dans l opération, l autre division du label britannique, Music Publishing, devrait quant à elle être cédée à un consortium emmené par la division musique de Sony pour 2,2 milliards de dollars 1,6 milliard d euros. EMI, quatrième major mondiale, devrait ainsi une nouvelle fois changer de main. Citigroup l a mise en vente en juin dernier après en avoir pris le contrôle en février lorsque son précédent propriétaire, le fonds d investissement Terra Firma, avait fait défaut sur le remboursement d un emprunt. A 16h46, l action Vivendi, qui avait perdu jusqu à 1,3 dans la matinée à la Bourse de Paris, prenait 2,59 à 15,865 euros, alors que l indice CAC 40 avançait de 2,75. Plusieurs sources avaient indiqué cette semaine à Reuters qu Universal venait de reprendre les discussions sur EMI après avoir un temps quitté la table des négociations en raison d un désaccord avec Citigroup sur la question des engagements en matière de retraite des salariés d EMI. La banque américaine, selon le Financial Times de vendredi, aurait finalement débloqué la situation en acceptant de prendre ces engagements à sa charge. Egalement intéressée par la division musique enregistrée d EMI, le milliardaire Len Blavatnik, propriétaire de Warner Music Group, était considéré comme le favori mais, selon deux personnes au fait des discussions, il a jeté l éponge la semaine dernière après le rejet par Citigroup de son offre d un montant de 1,5 milliard de dollars. Avec Peter Lauria à New York, édité par Dominique Rodriguez
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