régime des retraites LAlgérie veut se payer la plus grande mosquée du monde
Le temps et l espace. Aoulef, petit village du désert algérien mollement allongé sur la plaine sableuse du Tidikelt, adossé à l immense plateau pierreux du Tadmaït. La zaouïa Moulay Hiba est située sur ces petites hauteurs, perdue dans le gigantesque Sahara algérien, à 1400 kilomètres de la capitale, Alger. Comme souvent, de nombreuses personnes errent dans ce haut lieu de la spiritualité lente.Un couscous est offert aux visiteurs et les palabres, à propos du quotidien ou du TrèsHaut, démarrent dans une ambiance bon enfant. Au détour d une conversation très algérienne et qui se veut souvent politique, le wali, chef de la confrérie, montre un coin de sable à côté de lui «c est là que Abdelaziz Bouteflika venait s assoir souvent, dans sa retraite spirituelle., annoncetil non sans une certaine fierté. «Avant de devenir président, ajoutetil entre deux bouchées de semoule. Il n a pas toujours été comme ça, le président, pas le marabout. Bon vivant, noceur et joyeux luron, il avait d ailleurs souvent défrayé la chronique d Alger quand il était jeune ministre des Affaires étrangères dans les années 1970. Des frasques couvertes en haut lieu mais qui faisaient le personnage, défendu par le très autoritaire et président Boumediene, luimême austère et fervent pratiquant.La traversée du désertChassé du pouvoir à la mort en 1978 de son mentor, l exprésident et colonel Houari Boumediene, Abdelaziz Bouteflika entame une longue traversée du désert, lui qui était pressenti pour prendre la tête de l Etat. Un désert relatif, la Suisse, puis la Syrie, puis les Emirats Arabes Unis. Revenant souvent en Algérie, il aimait fuir Alger et se retrouver littéralement dans le désert, dans une quête spirituelle. Le président Bouteflika devient mystique et erre à la recherche de l Absolu.Aoulef, Reggane, Adrar, de confréries en zaouïas, le président enchaîne les enseignements soufis, la mystique musulmane, loin des pratiques de l islam quotidien centré sur le…
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