décembre 3rd, 2011

Carlos ni «coupable» ni «innocent» information sur les retraites

2011-12-03 10:43

La cour d assise spéciale de Paris se penche sur l attentat de la rue Marbeuf, qui a fait un mort et plusieurs blessés à Paris en 1982. Ilich Ramirez Sanchez maintient le trouble en refusant de se déclarer coupable ou innocent.A l écouter, Carlos n est pas «coupable de l attentat de la rue Marbeuf 1 mort et 63 blessés. Pour autant, il ne clame pas son innocence. «Je n ai jamais dit que je n avais rien à voir et je ne le dirai jamais!, s agacetil face à l insistance de Me Françis Spziner, avocat de plusieurs parties civiles.Le Vénézuélien laisse aux juges le soin de résoudre cette équation complexe sans lever aucune inconnue sur les faits. Pire, depuis le début de la semaine, il distille les déclarations confuses, les digressions multiples et de vaines tirades.Les actes qui lui sont reprochés font désormais partie de l histoire Ilich Ramirez Sanchez serait complice de l attentat perpétré il y a vingtneuf ans, devant le siège du journal libanais Al Watan Al Arabi la Nation arabe. Ce 22 avril 1982, à 9h02, une bombe placée à l arrière d une Opel Kadett orange explose devant le n°33 de la rue Marbeuf, à proximité des ChampsElysées.La déflagration tue une passante et blesse une soixantaine de personnes, transformant la rue en un amas de débris et de tôles pulvérisées. A l emplacement de la voiture piégée ne reste qu un vaste cratère perforant le bitume. Cette explosion, qui suit celle de la gare SaintCharles et du train ParisToulouse pour lesquelles Carlos est également jugé sème la terreur dans l Hexagone.Les Syriens? Carlos? Les deux?L attentat semble viser le journal Al Watan Al Arabi, «plutôt proche des Irakiens, considéré un peu comme le Canard Enchaîné du MoyenOrient, précise à la barre Patrick Martin, un enquêteur du Quai des Orfèvres aujourd hui à la retraite. L hebdomadaire, connu pour son opposition au régime syrien d Hafez elAssad, avait déjà été la cible, le 19 décembre 1981, d un colis piégé…