Désaccords à la Fed sur la politique à mener face à la crise assurance auto cmb
Deux dirigeants de la Réserve fédérale américaine se sont prononcés mardi en faveur d un nouveau plan de soutien à la croissance économique, ce à quoi s est opposé le président de la Fed de SaintLouis James Bullard. Ces divisions illustrent les difficultés du président de la Fed Ben Bernanke à trouver un consensus autour de l idée que l institut d émission doit faire tout ce qui est en son pouvoir pour remettre sur pied le marché de l emploi. John Williams, président de la Fed de San Francisco et Charles Evans, président de la Fed de Chicago, ont en effet tous deux fait référence à un taux de chômage très élevé pour démontrer qu un soutien à la reprise économique était nécessaire. \ »Une action continue de la Réserve fédérale est nécessaire au soutien d une économie fragile\ », a déclaré John Williams lors d un discours en Arizona. Il a toutefois ajouté qu il souhaitait attendre que de nouvelles données confirment le recul de l inflation avant de lancer un nouveau programme de relance. Charles Evans, connu pour ses prises de positions plus tranchées en faveur d une action forte de la Fed, a estimé que ces mesures devaient être prises immédiatement. \ »Dans la mesure où nous ne constatons pas d amélioration satisfaisante … je pense qu un nouveau programme de rachat d actifs consoliderait notre engagement en faveur d une politique accommodante\ », atil déclaré à la presse après un discours à New York. Le rachat de titres adossés à des crédits immobiliers pourrait également assainir un marché immobilier en difficulté, atil ajouté. La Fed a abaissé ses taux d intérêts à un niveau proche de zéro au moins jusqu en 2013 il y a près de trois ans et a racheté 2.300 milliards de dollars d obligations. James Bullard a en revanche estimé que la Fed ne devrait pas prendre de nouvelles mesures d assouplissement quantitatif à moins que l économie ne se retourne. \ »Beaucoup de choses ont été faites … Il ne serait nécessaire de prendre de nouvelles mesures que si l économie venait à se détériorer davantage\ », atil dit. Un programme de rachat de titres risquerait de faire monter l inflation, a expliqué James Bullard. Mark Felsenthal, Catherine Monin pour le service français
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