décembre 1st, 2011

Crise de la dette: la France toujours favorable à une intervention de la BCE lettre assurance habitation résiliation

2011-12-01 13:16

PARIS AP — La France reste favorable à une intervention de la Banque centrale européenne BCE pour contribuer à résoudre la crise de la dette, par opposition à l Allemagne, à la veille des discussions prévues jeudi à Strasbourg entre la chancelière Angela Merkel, le président français Nicolas Sarkozy et le nouveau président du conseil italien, Mario Monti. Mercredi, la troisième principale agence de notation, Fitch, a évoqué un risque sur la note AAA de la France, si les dirigeants européens ne parviennent pas à stopper l extension de la crise de la dette. Pour l instant, Fitch, comme les autres grandes agences de notation, maintient la note maximale de la France, qui lui permet d emprunter à des taux d intérêts bas sur les marchés. Lundi, l agence de notation Moody s avait averti que la hausse des taux des obligations françaises pourrait avoir des conséquences négatives sur le maintien de la note \ »AAA\ » de la France, la meilleure possible. A l occasion de la réunion tripartite prévue à Strasbourg jeudi, \ »la France souhaite … apporter son soutien à Mario Monti dans sa politique de réformes et de redressement financier de l Italie. Par ailleurs, cette rencontre peut être l occasion de renforcer encore la convergence, la coopération économique entre trois grands Etats de la zone euro\ », a expliqué mercredi la porteparole du gouvernement français, Valérie Pécresse. \ »Aujourd hui, le rôle de la BCE, il n est pas de venir à des pays en difficulté, … il y a le FMI Fonds monétaire international, il y a le FESF Fonds européen de stabilité financière. Mais il est exact que la BCE, dans le cadre de son indépendance, doit jouer tout son rôle aux côtés des Etats dans la solidité de la zone euro. Il n y a pas de lien nécessaire entre la modification des traités et le rôle que joue la BCE\ ». La France est favorable à ce que la BCE tienne le rôle de prêteur en dernier recours pour éviter une contagion de la crise de la dette, ce à quoi s oppose l Allemagne. Mardi, la chancelière Angela Merkel a rejeté les nouvelles déclarations de Bruxelles en faveur de la création d euroobligations dans la zone euro. Elle a aussi résisté aux pressions croissantes en faveur d un vaste rachat d obligations souveraines par la BCE, présenté comme un moyen de relâcher la pression sur les taux. De son côté, l Allemagne fait pression pour accélérer la révision du traité de Lisbonne, afin de le doter notamment d un mécanisme permanent de gestion des crises financières. \ »La crise de confiance que nous vivons actuellement est d abord une crise de confiance liée au surendettement des Etats et à leur capacité à se désendetter et à prendre les mesures de consolidation budgétaire nécessaire pour se désendetter. Donc il y a d abord un rôle éminent et une responsabilité éminente des Etats\ », a souligné la ministre du Budget. \ »Et puis il y a la possibilité pour la BCE dans le cadre de l indépendance qui lui est reconnue de jouer un rôle, à la fois dans la stabilité financière de la zone et dans sa solidité. Nous faisons confiance à la BCE pour trouver les moyens d action appropriés dans ce cadre pour jouer aussi tout son rôle d acteur majeur pour la consolidation de la zone euro\ », atelle ajouté. Paris et Berlin sont tombés d accord, lors du sommet francoallemand du 9 octobre, sur le principe d une révision des traités européens. Sur ce sujet, la France \ »est favorable à une gouvernance renforcée de la zone euro, mais que nous souhaitons que cette gouvernance renforcée passe d abord par un renforcement de l intergouvernemental, c estàdire d une instance où se réuniraient les chefs d Etat et de gouvernement de la zone euro\ », a précisé Mme Pécresse. AP scdivnc



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